Vierge Marie : Le cœur de la douleur à la Procession de Verges

La Vierge Marie est l’un des personnages qui assurent la continuité émotionnelle de la Procession de Verges. Sa rencontre avec Jésus et le dénouement au pied de la croix racontent la Passion à travers le regard d’une mère. Ce rôle théâtral possède aussi une histoire de participation féminine et de transmission entre actrices.

La mère de Jésus dans le texte

Dans l’édition du texte de 2011, Marie partage la scène de la rencontre avec Maria Salomé et Maria Jacobé. Ces deux femmes tentent de la consoler tandis qu’elle exprime sa douleur de voir son fils conduit à la mort. Pour expliquer ce groupe, il faut suivre les personnages du texte de Verges, sans lui appliquer automatiquement d’autres classifications des Trois Maries.

Marie apparaît ensuite dans la Crucifixion, puis dans la Descente de croix et la Pietà, lorsqu’elle reçoit Jésus sur ses genoux. La lamentation finale est également une contribution précise que l’étude de 2011 attribue à Maria Perpinyà : le renouvellement des textes comprenait des adaptations et des passages de création personnelle.

Les actrices et les changements de distribution

Mercè Roviras Bofill se souvient que Carles Perpinyà lui demanda de jouer la Vierge alors qu’elle était plus âgée, à une période où il était difficile de trouver des femmes pour ces rôles. Le directeur devait chercher les deux autres interprètes. Ce témoignage décrit une situation particulière de distribution, pas un manque permanent.

Maite Poch Roviras évoque des changements dans l’âge des actrices : à certaines périodes, les rôles principaux étaient confiés à de très jeunes femmes ; plus tard, des femmes plus âgées revenaient pour la présence qu’elles donnaient au personnage. Ce souvenir montre l’évolution des choix de représentation, sans établir une règle unique pour toutes les éditions.

Une mère et un fils aussi en dehors de la scène

Maite interpréta la Vierge Marie tandis que son fils, Ignasi Sabater Poch, jouait Jésus. Elle se souvient particulièrement de l’émotion de le tenir dans ses bras lors du tableau final. Cette relation familiale ajoutait une expérience personnelle au rôle, mais on ne peut la présenter comme un cas unique sans disposer de toutes les distributions.

Le personnage et la statue de la Dolorosa

L’actrice qui incarne Marie et la statue de la Dolorosa sont deux présences distinctes dans la Procession. Mercè se souvient également d’avoir porté cette statue avec d’autres jeunes femmes. Un parcours pouvait donc comporter différentes formes de participation, sans confondre le personnage théâtral et la statue processionnelle.

Sources

La Processó de Verges, édition de 2011, étude sur Maria Perpinyà et scènes de la rencontre et de la Descente de croix. Entretiens de Mercè Roviras Bofill et Maite Poch Roviras dans le projet Memòria Viva La Processó, analysés dans le cadre de cette recherche.

La Vierge Marie durant la première chute.