Danse de la Mort de Verges : Les représentations externes

Les déplacements de la Dansa de la Mort n’ont pas tous été de même nature. Il faut distinguer les démonstrations hors de Verges, les représentations de caractère liturgique dans un lieu de culte et la diffusion d’images. Màriam Serrà relève ces différences aux pp. 122–124 de son livre de 1998.

Selon Serrà, le premier voyage à Madrid eut lieu en 1955, sur proposition de la délégation provinciale d’Educación y Descanso, pour les manifestations du 1er mai. Voyage, hébergement, rémunération des adultes et nouveaux costumes étaient prévus. L’autrice relie ce déplacement au renouvellement des costumes, des casques et du drapeau ainsi qu’à l’ajout des quatre porteurs de torches.

Serrà explique que la Dansa revint à Madrid quatre ans plus tard pour une démonstration au stade Bernabéu. Elle signale aussi l’opposition de certains habitants de Verges à ces déplacements. Il ne faut donc pas les présenter comme une décision unanime du village.

Après ces voyages, le Patronat défendit le maintien de la Dansa dans son contexte local. Serrà mentionne le refus du concours national de chœurs et de danses de Gérone de 1967 et du XIe Festival international de théâtre de Sitges, sans dater ce dernier dans le passage. Des diapositives furent toutefois envoyées au symposium de Nájera des 5, 6 et 7 juillet 1971 : une diffusion documentaire, non une prestation des danseurs.

En 1992, selon Serrà, deux déplacements eurent un caractère liturgique. À San Jerónimo del Real, à Madrid, la Dansa participa à une présentation de drames liturgiques du Carême comprenant la Révérence. Le même été, à la cathédrale de Gérone, elle mit en scène la reconstitution du drame liturgique du Mercredi des Cendres, à l’occasion du VIIe Colloque international sur le théâtre médiéval.

Serrà attribue au directeur de la Procession la formule « La Dansa de la Mort ne fait pas de tournées », prononcée dans Som i serem, émission de TV3 consacrée à Verges et diffusée le 7 décembre 1995. Elle défend le sens communautaire de la Dansa, sans nier les déplacements documentés dans le même livre.

Ce récit présente les cas recueillis par Serrà, non un inventaire exhaustif des déplacements jusqu’à aujourd’hui ni une déclaration sur toutes les demandes ultérieures. Pour découvrir la Dansa dans son contexte, la référence demeure la nuit du Jeudi Saint à Verges.

Sources et versions

Màriam Serrà, Verges i la processó que no es veu (1998), pp. 122–124. La citation de TV3 a été consultée dans le livre ; l’enregistrement n’a pas été vérifié séparément.